Déroutée par Golem

GolemGolem  Pierre Assouline                                  Gallimard 2016 ❤️❤️❤️♥︎♥︎

Ce livre est comme une pelote de laine emmêlée. A chaque fois que j’ai tiré un fil, je n’ai pas eu le temps de le démêler que déjà il fallait en tirer un autre. Les sujets sont trop nombreux, et les univers trop éloignés.
Pierre Assouline nous propose sous la forme d’un thriller (qui devient vite anecdotique) une réflexion sur la mémoire. Celle du peuple juif et celle (artificielle) ajoutée à l’homme.
Il reste que l’écriture et certaines scènes sont belles, que j’ai découvert le mythe juif du Golem : un être artificiel humanoïde fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre, façonné afin d’assister et défendre son créateur.
J’ai aussi mieux compris l’importance de la mémoire pour le peuple juif grâce à l’errance en Europe Centrale de Gustave Meyer. Ce joueur d’échecs juif épileptique a été   « golemisé » à son insu par un neuro chirurgien adepte du transhumanisme.

« Survient le jour où il faut cesser de traîner tout un cimetière derrière soi, mettre à distance sa propre forêt de pierres, comprendre les sacrifices tout en refusant d’être tué par ses morts, se débarrasser de ses démons et revenir du côté des vivants.
Il allait vivre.
Mon Dieu, un peu de légèreté enfin. Il n’aspirait à rien d’autre dans sa chute hors du temps. »

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