Perdue en chemin

nos-vies-insoupconnees-de-anaisNos vies insoupçonnées   
Anaïs Jeanneret

Albin Michel 2016 ❤️❤️♥︎♥︎♥︎

Un roman qui commence comme un recueil de nouvelles, chaque chapitre racontant une histoire différente. Les personnages vont se croiser ensuite au fil des pages. J’ai eu beaucoup de mal avec cette construction narrative : impossible de m’y retrouver, pas assez de temps pour entrer dans l’intimité de ces vies. Trop de protagonistes. Certains sont  attachants d’autres beaucoup moins. Un livre inégal mais de belles réflexions  sur le chagrin et la douleur.

« Le chagrin s’apprivoise. J’ai appris cela il y a bien longtemps. D’abord il submerge tout, on se noie, c’est une mer salée, doucereuse, si lourde, inerte en surface, laborieuse juste en dessous, une mer qui vous retourne en tout sens, qui vous aspire sans cesse, toujours plus profondément. Si loin de la vie. On découvre une autre dimension où chaque matin est un siècle, chaque nuit un gouffre. On croit qu’on n’y survivra pas tant le vertige est vaste..Il faut attendre, laisser passer la vague. Ne pas penser. Juste respirer encore, souffle après souffle. Tenir minute après minute. Et puis un jour le chagrin se transforme. On s’en aperçoit par hasard, au détour d’un sourire échangé à la terrasse d’un café… »

« Je n’ai jamais eu besoin d’aller m’allonger sur un divan pour reconnaître les séquelles de mon enfance solitaire. Si j’ai réussi à grandir à peu près droit et à tenir la douleur en respect, c’est en me rappelant de ne rien attendre de personne. J’ai appris à tourner la douleur en dynamique. J’ai appris à transformer le manque en liberté. Je me suis construite ainsi. En déséquilibre. Mais forte. »

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